Introduction

Après le succès de leur gamme de machine au cadre en bois baptisée Original, Ultimaker a présenté en 2016 la dernière évolution de leur modèle phare, la Ultimaker 2+. Il s’agit d’une imprimante 3D « open-source » qui se positionne clairement sur le haut de gamme avec un tarif plutôt élevé.

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1 743 €

Ultimaker Ultimaker 2+ : présentation

La Ultimaker 2+ est une imprimante 3D produite par Ultimaker, un fabricant basé aux Pays-Bas.

Elle utilise la technologie de Dépôt de fil fondu pour produire des pièces en thermoplastiques à partir de matériaux sous forme de filament.


La Ultimaker Ultimaker 2+ offre un volume d’impression de 223 × 223 × 205 mm.


Notre modèle de test a été fabriqué aux USA par un fabricant partenaire d’Ultimaker, FBRC8. Notre imprimante 3D Ultimaker 2+ nous a été prêtée gratuitement par le revendeur Dynamism, qui la distribue moyennant $2,500. En France la Ultimaker 2+ (également appelée Ultimaker 2 Plus) est disponible moyennant 2299€ et est souvent présentée comme l’une des meilleures imprimantes 3D de bureau.

Mais que vaut vraiment la Ultimaker 2+ lorsqu’elle est soumis à notre protocole de test indépendant ? Sans plus attendre, lançons nous dans ce test en profondeur de cette belle machine.

Our Ultimaker Ultimaker 2+ setup.
Notre installation de test pour la Ultimaker 2+.
  • Fichiers 3D utilisés pour ce test : Benchy, Make test files, 3DKitBash test files, Twisted Hex vase et Ultimaker Airbus.
  • Filament 3D utilisé pour ce test : Ultimaker 3 mm Blue PLA.

Avantages

  • Peu encombrante
  • Grand volume d’impression 3D
  • Rapide et propose une très bonne résolution
  • Set de plusieurs buses d’extrusion
  • Excellents design et expérience utilisateur
  • Simple à mettre en route
  • Silencieuse

Inconvénients

  • Chère
  • Logiciel lent et peu pratique
  • Disponibilité des filaments 3D en 3 mm en fonction des régions
  • Calibration de la plateforme d’extrusion manuelle
  • Chassis ouvert

Packaging

Unboxing : un packaging robuste et complet

Inside the Ultimaker 2+ cardboard packaging.
L’intérieur du carton de la Ultimaker 2+.

La Ultimaker 2+ nous a été livrée par FedEx dans un des nos laboratoires de test basé au Canada. Sur l’emballage figure un QR code bien pratique qui permet de télécharger directement l’application Ultimaker, disponible sur les plateformes Android ou iOS.

L’imprimante est emballée dans plusieurs couches de mousse épaisse qui ont été spécialement conçues pour apporter une protection optimale de la machine. Cette imprimante 3D est garantie 2 ans en Europe, comme tout matériel électronique acheté neuf.

L’emballage aux dimensions conséquentes (460 mm x 470 mm x 635 mm tout de même) inclut des échantillons de filaments 3D, matériel promotionnel (autocollants, cartes…) accessoires et manuel d’utilisation. Lors du déballage, il faut faire bien attention à retirer la plateforme d’impression 3D en verre avant d’extraire la Ultimaker 2+ de sa protection.

Manuel d’utilisation : un Quick Start guide efficace

Ultimaker 2+ instruction manual and filament spools.
Le manuel et les goodies Ultimaker dans le carton de la Ultimaker 2+.

Le manuel « Quick Start Guide » fourni dans l’emballage remplit bien son rôle. Il explique en plusieurs étapes comment mettre en route rapidement la Ultimaker 2+ et détaille ses différents éléments techniques.

L’application Ultimaker se télécharge facilement, elle permet grâce à une succession de tutoriels vidéos de se préparer à réaliser une première impression 3D sitôt sa Ultimaker 2+ livrée. Cette application fournit également l’accès à une foule de trucs et astuces et des retours utilisateurs instructifs et complets.

Accessoires : un pack complet

Ultimaker 2+ accessories.
Les accessoires de la Ultimaker 2+.

Le pack d’accessoires de la Ultimaker 2+ comprend notamment 3 clés Allen hexagonales, un câble USB, du lubrifiant, un objet pré-imprimé et une clé USB. Innovation notable de la Ultimaker 2+ par rapport à la Ultimaker 2, un kit contenant plusieurs buses d’extrusion interchangeables.

Les diamètres disponibles sont 0.25 mm, 0.4 mm (la taille par défaut recommandée), 0.6 mm et 0.8 mm.

En plus, Ultimaker inclut dans les accessoires de son imprimante 3D un petit stick de colle pour faire adhérer les objets imprimés au plateau en verre, une carte SD et une carte de calibration.

Mise en route

Logiciel

The Ultimaker 2+ 3D software: Cura.
Le logiciel 3D de la Ultimaker 2+ : Cura.

Installer le logiciel de la Ultimaker 2+ est une opération qui s’effectue rapidement une fois l’application Ultimaker téléchargée. Les étapes sont 16 au total et s’effectuent en moins de 10 minutes.

Le logiciel open-source qui permet de faire fonctionner la Ultimaker 2+ (et quantité d’autres machines) s’appelle Cura.

Matériel

The Ultimaker 2+ hardware
The Ultimaker 2+ hardware

Le design de la Ultimaker 2+ est indéniablement une véritable réussite. Son look la fait d’ailleurs davantage ressembler à un objet hi-tech et design plutôt qu’à une imprimante 3D.

On note de suite le grand volume d’impression 3D de 223 x 223 x 205 mm qui est particulièrement élevé au vu du peu de place qu’elle prend sur un bureau. La Ultimaker 2+ dispose d’un moteur d’extrusion Bowden (à la force d’entrainement réglable, une des nouveautés de la 2+) disposé à l’arrière de l’imprimante 3D et non pas à côté de sa tête d’extrusion comme c’est habituellement le cas.

La Ultimaker 2+, comme tous les modèles de la marque, présente la particularité d’utiliser du filament 3D en diamètre 3 mm (2.85 mm précisément) alors que le standard est plutôt 1.75 mm. Cela n’entraîne pas de différence de performance notable mais peut rendre l’approvisionnement parfois plus délicat.

Equipée d’un plateau en verre chauffant, la Ultimaker 2+ est une machine versatile capable d’utiliser plusieurs types de filaments 3D différents. Cependant son châssis n’est pas fermé, ce qui peut rendre l’impression de certains matériaux (notamment l’ABS) complexe.

Pour des débutant, ce type de plateforme d’impression peut être déconcertant mais une fois la machine proprement calibrée avec les bons paramètres les résultats sont généralement très qualitatifs.

Mise en route

Le plus simple pour commencer rapidement à utiliser votre Ultimaker 2+ est de scrupuleusement suivre les étapes indiquées par l’application Ultimaker. Tout y est expliqué, de l’installation du porte filament 3D à la mise en place de la plateforme d’impression 3D et le branchement de l’alimentation secteur. Insérer le filament 3D dans le système d’alimentation est un jeu d’enfant qui s’effectue en quelques instants.

Lorsque tout est correctement mis en place, le guide d’installation demande de sélectionner un modèle préalablement chargé sur la carte SD et de simplement presser “Start”. L’imprimante 3D commence alors son pré-chauffage. Peut de temps après, l’impression 3D démarre et la Ultimaker 2+ fonctionne de façon autonome sans nécessiter de connexion à un ordinateur.

The famous test file Robot by Ultimaker.
Le fameux robot de test fourni par Ultimaker.

Experience

Logiciel

Update 8 Juin 2016: une nouvelle version de Cura 2.1.2, vient de sortir. Nous n’avons pas utilisé cette version pour nos tests.

Le logiciel Cura est gratuit et open-source, mais plutôt complexe à utiliser, avec une expérience utilisateur peut intuitive à revoir (surtout sur une machine de ce prix). Nous avons rencontré plusieurs soucis avec cette version 15.xxx utilisée sous Windows, avec des fréquents bugs et problèmes pour accéder à certaines fonctionnalités en mode « expert », malgré plusieurs installations et désinstallations successives. Nous avons finalement systématiquement utilisé la configuration Ultimaker par défaut pour tous ces tests.

Ultimaker 2+ 3D software experience.
Ultimaker 2+ 3D software experience.

Le gros problème de Cura est sa lenteur rédibitoire. En fonction des fichiers, cela peut parfois nécessiter de longues minutes, non seulement pour préparer les fichiers, mais également pour transférer le gCode sur la carte SD. Acceptable pour des imprimantes 3D entrée de gamme mais problématique pour du « haut de gamme » comme la Ultimaker 2+.

Impression 3D

Hormis Cura qui fait vraiment tâche dans le décor, la Ultimaker 2+ est une véritable référence sur la manière dont devrait fonctionner toute imprimante 3D de bureau. Une fois le plateau d’impression correctement calibré, les impressions 3D sans surprises et heurts se succèdent, avec de très bons résultats d’impression 3D.

Une fois le fichier 3D au format gCode installé sur la carte SD et celle-ci insérée dans l’imprimante 3D, la Ultimaker 2+ se lance simplement grâce à son interface. Le processus de préchauffage prend moins de 2 minutes et l’impression 3D se lance ensuite directement.

Ultimaker 2+ 3D printing experience.
Ultimaker 2+ 3D printing experience.

La Ultimaker 2+ est particulièrement silencieuse, on entend à peine ses ventilateurs et ses moteurs qui ronronnent. Il faut noter qu’Ultimaker a particulièrement été à l’écoute des utilisateurs de la précédente génération de cette machine, la Ultimaker 2. La Ultimaker 2+ perfectionne 3 points essentiels :

  • Les buses d’extrusion interchangeables, avec le choix de plusieurs diamètres disponibles. 0.25 mm, 0.4 mm (la taille par défaut recommandée), 0.6 mm et 0.8 mm en fonction de l’objet devant être imprimé en 3D.
  • Un système de refroidissement/ventilation optimisé.
  • Un système d’extrusion amélioré, dont la force d’entraînement peut être réglée. C’est particulièrement utile lors de l’emploi de filament 3D flexible.

L’épaisseur standard d’une couche imprimée en 3D avec la Ultimaker 2+ est fixée à 100 microns, lorsqu’on choisit le réglage « normal ». Cela garantit un résultat et une vitesse d’impression 3D optimaux.

Avec une surface d’impression 3D couvrant 223 mm x 223 mm, la Ultimaker 2+ offre un volume d’impression 3D très intéressant, avec son axe Z de 205 mm.

Pour ceux qui désirent davantage, la Ultimaker 2 Extended + est une excellente option avec 100 mm additionnels.

Bien qu’une fois correctement réglée la plateforme en verre de la Ultimaker 2+ offre une très bonne adhésion, le fabricant inclut aussi un stick de colle pour les cas les plus complexes. Nous recommandons de d’abord modifier les paramètres d’impression dans le logiciel, comme par exemple ajouter un brim ou un raft.

Cette imprimante 3D est également dotée d’un éclairage de la chambre d’impression 3D par LED, ce qui garantit un éclairage qui met bien en valeur la machine et ses impressions. Idéal pour surveiller le processus d’impression et contrôler rapidement que tout se déroule bien.

Tous ses avantages font de la Ultimaker 2+ une excellente imprimante 3D: vitesse d’impression, résolution, volume d’impression, qualité et expérience utilisateur (hormis le logiciel Cura). Elle ne se brade pas mais en offre pour son argent.

Bruit

Ultimaker a accomplit un superbe travail dans la mise au point de la Ultimaker 2+. Ses composants de qualité lui permettent de fonctionner sans bruit. En utilisant l’application pour smartphone Android Bosch INVH sound meter nous mesurons 47.8 dB à une distance d’un mètre.

Résultats d’impression 3D

Tous nos tests d’impression 3D ont été réalisés avec du Ultimaker 3 mm PLA à une température d’extrusion de 210 degrés Celcius et une plateforme d’impression 3D chauffée à 60 degrés Celsius. La résolution choisie correspond au réglage « standard » avec 100 microns et une vitesse d’extrusion de 60 mm/s.

1. Benchy

3D Benchy 3D printed on the Ultimaker 2+.
Benchy imprimé en 3D avec la Ultimaker 2+.

Pour évaluer les capacités de la Ulitmaker 2+, nous avons commencé par imprimer en 3D des Benchys, un modèle 3D standard pour évaluer simultanément de nombreux paramètres tels que qualité de surface, finition, détails, parties en porte-à-faux…

Le résultat du Benchy imprimé en 3D par la Ultimaker 2+ est de bonne qualité, même si on peut noter quelques petits soucis de rétractation et un léger affaissement dans les zones en porte à faux (fenêtres et toit).

2. Make torture test

Make torture test 3D printed on the Ultimaker 2+.
Make torture test imprimé en 3D avec la Ultimaker 2+.

Make Magazine propose un test d’évaluation complet pour les imprimantes 3D à dépôt de fil. Chaque objet imprimé en 3D permet de se faire une idée précise de la performance de la machine: porte à faux, précision, alignement, régularité d’extrusion

Nous avons pu réaliser ces nombreux tests de qualité sans rencontrer de souci majeur. Nous notons cependant quelques irrégularités au niveau du test « 70 degree Overhang » de porte à faux (deuxième photo au centre en partant de la gauche), au niveau de l’angle le plus défavorable de 70 degrés.

Le test des « Fine Positive Feature » (deuxième photo en haut en partant de la gauche) avec quelques résidus intempestifs mais rien de grave. Les autres tests donnent de bons, voire très bons résultats.

3. 3DKitbash torture test

3DKitbash torture test 3D printed on the Ultimaker 2+.
3DKitbash torture test imprimé en 3D avec la Ultimaker 2+.

3DK propose un set de 10 « chips » qui permettent d’évaluer les caractéristiques principale de l’impression 3D, y compris les vides, les petites structures, les articulations ou encore la flexibilité. Ils permettent également d’évaluer la capacité à réaliser des pièces assemblées en une seule impression 3D.

Les dix pièces composant le kit de test de 3DKitbash ont été imprimées sans soucis majeurs. Les pièces articulées se débloquent avec une simple pression et fonctionnent parfaitement.

4. Twisted Hex Vase

Twisted Hex Vase 3D printed on the Ultimaker 2+.
Twisted Hex Vase imprimé en 3D avec la Ultimaker 2+.

Twisted Hex Vase par bkpsu. Un vase au design très réussi et qui permet de bien apprécier la capacité de l’imprimante 3D à réaliser des surfaces régulières de qualité. Il a également une large base, ce qui permet de vérifier qu’il n’y a pas de soucis de warping ou de décollement lors des premières couches.

Ce vase s’est révélé très facile à imprimer en 3D avec la Ultimaker 2+, avec un résultat d’excellente qualité, tant au niveau des surfaces que du décollement de la plateforme d’impression 3D.

5. Ultimaker Airbus

Ultimaker plane 3D printed on the Ultimaker 2+
Valcrow plane 3D model imprimé avec la Ultimaker 2+.

Ce modèle 3D s’est révélé complexe à imprimer en 3D par notre Ultimaker 2+. Conçu par le designer Jacky Wan aka: Valcrow, celui-ci est en effet à l’origine particulièrement adapté à la Ultimaker 2 Extended +. Nous avons ainsi dû le réduire à 65% de ses dimensions initiales pour qu’il puisse loger dans notre Ultimaker 2+, ce qui a eu tendance à fragiliser certaines structures.

Après plusieurs réglages et l’utilisation d’un brim et d’un raft, nous avons finalement réussi à produire toutes les pièces (même les ailes les plus fines) avec de bons résultats, ce qui nous a permis d’apprécier la qualité de l’imprimante 3D poussée dans ses derniers retranchements.

Rapport qualité prix

La Ultimaker Ultimaker 2+ est une imprimante 3D de bureau très performante, et qui fait tout simplement partie des meilleures imprimantes 3D disponibles sur le marché. La Ultimaker 2+ est rapide, silencieuse et capable de produire des pièces d’excellente qualité. Elle reste cependant chère et ne propose qu’un logiciel open source (Cura), malheureusement peu pratique.

Conclusion

Notre conclusion globale reflète notre expérience avec la Ultimaker Ultimaker 2+, en utilisant du filament Ultimaker 3 mm Blue PLA.

La Ultimaker 2+ est une imprimante 3D séduisante et performante. Dommage que son slicer Cura soit si peu pratique, sinon elle emporterait tous les suffrages. C’est une excellente imprimante 3D de bureau, adaptée aussi bien aux débutants qu’aux utilisateurs avancés ou experts à la recherche de fiabilité et de répétabilité.

La Ultimaker 2+ ne déçoit pas et réalise des impressions 3D de qualité en toutes circonstances. Son pack d’accessoire complet (Kit de buses d’extrusion notamment) en font la compagne idéale pour les petites entreprises, les bureaux d’études ou encore les particuliers à la recherche d’un produit performant.

Elle reste cependant plutôt chère, et même si ses prestations sont dans le haut du panier elle ne se brade pas. Sa plus proche concurrente est la Zortrax M200 qui propose un meilleur logiciel à un prix un peu plus intéressant, mais avec un volume d’impression 3D plus réduit.